L'occhju
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L'OCCHJU

<< L'OCCHJU >> ?
C'est une prière que l'on se transmet de génération en génération. Mais pas n'importe quand.
La nuit de NOËL uniquement.
"L'OCCHJU" en Corse, c'est l'art et la manière de chasser le mauvais sort.Le mauvais oeil.Celui qui vous donne mal à la tête subitement.Celui qui indispose tout aussi brutalement.Et qui disparaît tout aussitôt dès lors que l'on s'est soumis directement,ou par un objet interposé,à cette prière que l'on marmonne plus que l'on formule.
Le soir de NOËL pourtant,point de secret pour celles qui demain voudront soulager,de la sorte, leur prochain.
Le silence. Puis le chapelet des mots.Que l'on reprend individuellement puis en coeur.Et enfin,l'art et la lumière de les appliquées concrêtement.
Une assiette remplie d'eau.Une "luminella", et de l'huile.
La prière reprend son cour.Une, deux, puis trois gouttes d'huile sont versées dans l'assiette. A l'importance qu'elles prendront,ou pas, l'officiante vous dira si vous êtes,ou non,"annucchiatu".Et à quel degré. Auquel cas vous ne serez débarrassé du mal pernicieux qu'au terme de trois séances "d'occhju", pratiquées par trois officiantes différentes.
Mais l'assiette,l'eau,"A luminella"et l'huile, même s'ils constituent les ingrédients de base de "l'occhju", ne sont pas indispensables à sa pratique.La pose de la main sur la tête de celui auquel a été transmis le mauvais oeil et la traditionnelle prière, répétée plusieurs reprises,suffisant bien des fois à éloigner le mal.
"L'occhju" s'ordonne parfois aussi, hors la présence de"l'annucchiatu", à condition de fournir à celle qui se signe et prie,(in petto), un effet vestimentaire qui était porté par le souffrant.Et comme dans le cas de base, il faudra tois séances pour soulager de "l'occhju" celui qui en et atteint.
Pratique supertisieuse dont l'origine est mal définie, mais qui paradoxalement s'enseigne la nuit de NOËL, "l'occhju" mêle profane et sacré dans une Corse profondément pieuse qui ne s'est pas encore défaite, et c'est heureux, de c'est racines d'hier.
C'est le sentiment qui vous submerge à l'issue d'une telle séance d'initiation.
D'après un article de NICE MATIN datant du 27 décembre 1985.

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17/12/04